Camille Loivier - Fragment du Livre - 2021

"Méridiens" - 2011

lignes qui fuient et sont des ondes
merveilleux méridiens faisant de nos corps
des mondes, en mouvements incessants de départs
et d’arrivées, les entourant, les enserrant,
à ne plus voir
la ligne-silhouette du corps

corps venu à la surface tandis que
le voile du vêtement léger ondoie aux intérieurs effacés
lignes des 365 jours nous traversant et dépôts, dans les nids
de poussières de vie, d’événements vus ensuite au ciel
se promenant, vols d’oiseaux troublant nos corps
inattendu crevant la surface
le sourire ———

la vie est en corps
des lignes tremblent en nous
quand il cherche sa mémoire de papier
le corps se superpose à lui-même
entremêlant dedans et dehors

on cherche peut-être à comprendre
ces lignes qui parcourent nos rêves
— sans les déchirer—
feuille innervée dans le vent

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